Nous sommes actuellement le 23 Fév 2019, 06:21

Le fuseau horaire est UTC+1 heure [Heure d’été]




Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 7 messages ] 
Auteur Message
 Sujet du message: De l'inquiétante histoire qui se déroule à Pierre Blanche...
MessagePublié: 01 Fév 2017, 16:08 
Jour 15 kamarien fingelien 403 05:03
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscrit(e) le : 31 Jan 2017, 13:49
Message(s) : 6
A-AATCHOUM !

- Saloperie de fleurs !

On aurait dit qu'un serpent vert s'était emparé de Gustave, tant son nez coulait, dégoulinait sur son plastron neuf. Et pas moyen de freiner l'hémorragie de morve qui semblait imiter la course infatigable de la lune. La nuit s'était emparée du jardin, et lui était là, figé, tout tremblant dans son trois-pièces lustré. Ses mains moites étaient prisonnières de son épée et de son bouclier, et il lui était imaginable d'en libérer une pour venir à la rescousse de sa trompette malade. Les instructions du patron étaient claires : veiller devant cette porte et n'en point bouger. On pouvait pas discuter avec le patron. C'était clair, net et précis, pas d'alinéa à la ligne. Et ce n'était pas Gustave qui allait la franchir. Il appliquait tout au pied de la lettre, Gustave. Et même quand il était pas d'accord, il ne bronchait pas, Gustave. Garde, les vœux, l'harmonie et tout, et tout. Le respect, même quand tu penses le contraire, Gustave.

Mais cette nuit le mettait à rude épreuve. La pire d'entre toutes. Il devait veiller... à quelques pas du Dragon. C'était la seconde fois qu'il se faisait avoir. Belverd qui pouvait pas monter la garde du bâtiment arrière du Palais ce soir, qu'il disait. L'était malade, qu'il disait. Tu parles ! L'était allé aux putes ! Et plutôt deux fois qu'une ! S'il sortait vivant de cet affrontement avec le Dragon, Gustave promettait de tout raconter à Maud. Les amourettes de son mari, qui, quand, où, comment. Il voyait déjà la colère de Maud se substituer à ses larmes. La grosse Maud qui vagirait dans ses torchons de femme au foyer. Ha ha ha, bien fait ! Et puis il trouverait une autre vengeance pour Balred qui avait refusé d'échanger les postes. Un autre malade des filles, celui-là. Ah, qu'il mijotait sa rancœur. Le Dragon ! Ils avaient osé le lui coller. Lui ! Allergique à toutes les fleurs ! Et particulièrement l'impatien, le Dragon ! Le seul poste encerclé par les fleurs.

ATCHOUM !

C'est sûr, Gus pouvait les découper toutes ces fleurs. Les tailler en pièces ! En morceaux. Les souiller ! Les écraser. Mais non, c'était le jardin de la grande patronne, alors fallait pas discuter. Il avait bien essayé, l'autre jour, quand il l'escortait. Mais les deux éclairs que lui avaient lancé les yeux du chef l'avait paralysé net. Pas bougé. Ce regard. Rien que pour ça, on le surnommait Capitatrice. Mi-homme, mi-cockatrice. Il la dorlottait, m'dame Lydenaie, il satisfaisait à toutes ses exigences, même celles qu'elles n'avaient pas formulées. Ils les devinaient. Gustave se demanda même si...

Il chassa vite de la tête ces sordides pensées. Ô mon âme, soit ma forteresse ! Concentre-toi sur le danger qui peut venir de partout. Il balaya le jardin du regard. Silence. Juste la caresse du vent qui faisait des froufrous dans les arbres. Et son nez qui tissait sa toile d'araignée verte. Plic, ploc, faisait la fontaine. Et si l'on tendait bien l'oreille, on entendait les têtards. Peldont, un autre garde du Palais, lui avait raconté un jour que la fontaine cachait en fait un passage secret où pullulaient des ogres et des trolls. Et même qu'on lui avait dit que c'étaient tous les enfants illégitimes du grand patron. Cela avait horrifié Gustave. Des ogres et des trolls ! Sous nos pieds ! Alors là, sous la demi-lune qui éclairait la fontaine, il imagina de ces choses insensées qui font mourir de peur les lâches...

Le sourire des monstres approchant à pas de loup... L'ogre, le doigt sur la bouche, intimant le silence à son camarade troll, ce dernier cachant mal son hilarité dans sa barbe. Le clair de lune se reflétant sur leurs couteaux de boucher, prêts à sacrifier des innocents sur l'autel de leur forfait. Et ils se rapprochaient de leur cible, lentement, insidieusement. Comme un serpent. Jusqu'à l'instant fatidique !

Soudain ! Un léger bruit dans les haies. Un bruit inquiétant qui l'arracha à ses rêveries. Et se répéta. Trois fois.

- Ions, c'est toi ? La voix chevrotante.

Pas de réponse. Gus ! Encore un coup de ton imagination, qu'il se disait à lui-même. Il n'y a rien que du vide. Pas d'ogre ni de troll. Mais quand même... J'inspecterai bien cette fontaine. Il les voyait presque, ces trolls et ces ogres, leur tête à moitié émergée, les mains sur le rebord, brûlant des haine... Tu te fais du mal, Gus, qu'il se disait encore. Tu crains rien à l'arrière du Palais.

A nouveau, quelques bruissements dans les haies. Là-dessus, il essuya la morve sur la cape rouge qui pendait à son épaule, et partit voir, traînant avec lui sa lourde et brillante armure. Rien. Il quêta le regard des dauphins de pierre, comme pour obtenir quelques informations supplémentaires. Mais ce n'étaient rien que des dauphins en pierre d'où coulait l'eau de la fontaine. Il en fit le tour avec cette satanée armure brillante qui couinait. Et puis, brusquement, un mouvement derrière lui, ce mouvement lourd qui s'accrocha à ses chevilles et le poussa, pour le précipiter, lui et son armure dans le bassin.

A suivre...


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Suite de l'inquiétante histoire qui a pour lieu Pierre B
MessagePublié: 01 Fév 2017, 19:13 
Jour 15 kamarien fingelien 403 05:24
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscrit(e) le : 31 Jan 2017, 13:49
Message(s) : 6
A-AAAATCHOUM !

Quel débile, ce Gus. Ions ne pouvait pas l'encadrer. Quand Ions avait appris que son collègue, allergique aux fleurs, allait se farcir toute une nuit de garde dans le jardin, il avait bien rigolé. Maintenant, il rigolait moins, à l'entendre éternuer à chaque fois, renifler, et renifler encore avant d'éternuer encore et encore. Infernal. Il trouverait une façon de se venger. Et certainement avec le concours de ses camarades. Car il avait la sympathie de tous. Gus n'était lui qu'un bleu, un 402, comme on dit pour étiqueter le fingélien d'arrivée dans les armes. Pas un bon cru apparemment. Cette pensée le fit marrer.

ATCHOUM !

Décidemment... Il pouvait vraiment pas l'encadrer. Ions se gratta l'aisselle et se rendit compte qu'avec son armure, ça ne fonctionnait pas tellement. Il bailla. La nuit allait être longue... et ennuyeuse. Il renvoya ses pensées à l'objet de toutes ses attentions. La belle Sybille. Sybille et sa crinière de sable. Sybille et sa peau d'ébène. Sybille et sa croupe de tous les Enfers. Quelle bête c'était, Sybille. Et elle était là, à quelques pâtés de maison, à l'attendre, à se morfondre. Cela, il en était sûr. Leur rencontre avait été électrique. Et peut-être que tout s'accélérera. Peut-être recevra-t-il enfin cette promotion à la fin du mois... Peut-être alors pourra-t-il se permettre... Et parader devant les copains...

PLOUF !

Vu le bruit, c'était évident. Ce crétin de Gustave avait glissé dans la fontaine. Jamais connu un débile pareil. Il l'entendait déjà, ce grand noyé, débattre et crier dans tous les sens. Avec une lenteur des plus maîtrisées, carrant ses épaules et levant le menton, Ions mit pied dans le bassin et redressa non sans quelques difficultés son infortuné collègue qui gigotait dans son écrasante armure. Dans la confusion et trop heureux de réprimander cette tache sur pattes, il ne prêta pas attention à cette ombre menaçante qui venait de se glisser par la porte arrière, cette porte maintenant vide de tout protecteur...

à suivre...


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: De l'inquiétante histoire qui se déroule à Pierre Blanch
MessagePublié: 02 Fév 2017, 12:31 
Jour 20 kamarien fingelien 403 04:31
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscrit(e) le : 31 Jan 2017, 13:49
Message(s) : 6
Là, chevauchant la Licorne, il dominait ses terres. Des terres ravagées par des années de guerre. Les montagnes formaient des cicatrices, les lacs des gouffres et les vallées ensanglantées, des larmes noires. Tout s'achevait enfin. Ici, au sommet du monde. Sa noble monture retenait du sabot le Traître, l'Infâme. Celui dont les rires et les sarcasmes avaient hanté ces régions venait de rejoindre la poussière. Du sang maculait sa cape jaune, sa mine défaite, sa rapière brisée. Avec panache, savourant l'instant sublime, le vainqueur mit pied à terre. Son frère l'attendait, humble, le dos courbé, lui tendant sa lame posée sur un coussin rouge brodé d'or. Il revenait au conquérant de gloire de porter le dernier coup. Tout un symbole. Avec délicatesse et magnificence, il...

... Le paysage s'était substitué devant lui. Désormais il était seul dans un long couloir où pendaient sur les murs de droite et de gauche les cadavres de ses meilleurs soldats. Par-ci, par-là, quelques lanternes éclairaient des visages éteints, autrefois pleins de vie. Des visages qu'il avait aimé. Puis, des pas lourds, dont les secousses ricochaient entre les murs, signifièrent le retour de la Bête. Elle bondit en jappant, et lui, pris ses jambes à son cou, couru, couru, couru ! Couru jusqu'à en perdre l'haleine ! Encore, plus loin ! Trop court... Trop tard...

Le seigneur Luxin se réveilla en nage dans son baldaquin. La pièce était vide. Un petit sourire rassuré. Il changea de position, rajusta son oreiller en plume de phénix, tira vers lui ses draps de soie, et se rendormit cinq minutes après. Sans se douter un seul instant de l'inquiétante et menaçante présence qui venait de pénétrer dans son Palais...

à suivre...


Dernière édition par Tanatloc le 03 Fév 2017, 00:52, édité 1 fois.

Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: De l'inquiétante histoire qui se déroule à Pierre Blanch
MessagePublié: 02 Fév 2017, 23:45 
Jour 20 kamarien fingelien 403 03:27
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscrit(e) le : 31 Jan 2017, 13:49
Message(s) : 6
AATCHOUM

- Pourquoi que tu veux jamais me croire ? Je te dis que mon beau-frère il a sorti une truite de cinq livres avant-hier ! Et qu'elle a recraché un diamant vert !

Les doigts reliés entre eux et pointés vers le ciel, Peldont agita sa main d'une telle vigueur que son mensonge grotesque aurait été digne d'être vrai. Balred, en bon pêcheur amateur, croisa ses bras, secoua son heaume qu'il portait sur sa tête, pour refuser toute cette mythologie poissonnière.

- Fadaises ! Fadaises !

- Et que la pierre lui a prédit le temps qu'il sera demain !

- Fadaises ! Fadaises !

Une brève interlude, comme il y en avait beaucoup, à la fin de cette trente-deuxième partie de dé de la soirée. Contrairement à Gustave, dont l'excès de zèle était un sujet de plaisanterie, ces deux gaillards étaient des vieux de la vieille. Et ils n'aimaient pas prendre racine toutes leurs nuits de garde, à surveiller l'entrée principale du Palais. Non, ils préféraient laisser la tâche ingrate aux deux collègues postés trente mètres devant ; c'étaient eux le premier rempart si menace il y avait. En cette énième soirée au poste, Peldont et Balred avaient décidé de tuer le temps plutôt que de se faire tuer par lui. Et tant pis si les copains se tapaient le sale boulot à leur place. Sauf quand...

- N'est à sec ! cria une troisième voix.

Voilà, typiquement dans ce cas-là. Les camarades étaient à court de potion de vision, outil indispensable pour tout garde seigneurial qui se respectait. Et comme tout garde qui se respectait, les deux comiques de devant avaient mal calculé les proportions.

- S'cusez !

Soupir des deux autres.

- On s'en occupe ! cria Peldont.

- Après la fin de la partie, ajouta à voix basse Balred.

- Le gagnant remporte le pactole, dit Peldont en jetant les dés et annonçant un score.

Et cette trente-troisième partie était tellement entraînante, tellement envoutante (277 lumens !) en comparaison des trente-deux dernières, qu'ils en oublièrent pendant de longues minutes les potions de vision... Ils étaient tellement concentrés, tellement enivrés, qu'ils ne virent pas les traces de pas inquiétantes sur l'herbe, ni n'entendirent le petit PLOUF qu'on entendait à peine, d'ici là... Bref, dire que le Palais était sous protection maximale était une légère exagération que les propriétaires se seraient bien gardés de connaître...

à suivre...


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: De l'inquiétante histoire qui se déroule à Pierre Blanch
MessagePublié: 03 Fév 2017, 00:45 
Jour 20 kamarien fingelien 403 04:33
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscrit(e) le : 31 Jan 2017, 13:49
Message(s) : 6
Bugnonde était folle de rage. Trop c'était trop ! Ces seigneurs avaient encore mangé comme des cochons. Mais surtout, surtout, ils n'avaient pas même dévoré la moitié ! Une honte à sa cuisine si fine, si raffinée ! Son intérieur rugissait. Il y en avait PARTOUT. Le sol était dégueulasse, collait aux pattes et sentait l'alcool, les tables débordaient. Rustres ! criait-elle intérieurement. Canailles ! hurlait-elle aussi. Et quand elle eut gueulé "je veux mourir !", elle se dit qu'elle s'était assez défoulée sur ses maîtres.

PLOUF

Non, non et non ! Bugnonde défit son fichu, jeta son torchon, et inventa la grève, du moins... jusqu'à demain avant l'aube. Car après, il faudrait se décider à mettre en ordre la salle des banquets, débarrasser, ranger, essuyer, épousseter, nettoyer, laver, rincer, torchonner... pour préparer le petit-déjeuner de ces messieurs. Elle quitta les lieux sans imaginer une seule seconde qu'une terrible présence allait prendre possession de la pièce l'instant d'après...

***

Salpis n'arrivait pas à dormir. L'âge. Oui mais pas que. C'était une manie chez Salpis de ne jamais dormir. Déjà enfant, il capturait les lucioles pour pouvoir lire en cachette sous les draps, la nuit. Maintenant, c'était un vieux précepteur en mal de découvertes. Comme à son habitude, il alluma une chandelle (avanie de lucioles dans le Palais) et parti faire son petit tour jusqu'à l'un des balcon. De là, il contempla la demi-lune et sourit. En bon astrologue qu'il était, il traduisit l'apparence de l'astre comme un signe prochain de fécondité.

- Fadaises ! Fadaises !

Le vieil homme sourit aux paroles qu'il percevait en bas. En bon poète qu'il était, il reconnu "L'Ôde à Maxence", de Slanuvit Jocaste, barde aux talents immenses. "Ah les jeunes !" Puis, il se concentra à nouveau sur le ciel. Il vit. Non. Non ! Pas maintenant ! Etait-ce une illusion ? Un nuage qui avait la forme d'un chien noir. Salpis devint aussi pâle que la mort. Le signe d'un destin funeste, là, tout près ! Il détala pour se planquer sous ses draps.

***

Sur ces entrefaites, à l'autre bout de Séridia, le légendaire galdur Ah Men Lol La sentit un frisson lui parcourir l'échine...

à suivre...


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Suite de l'inquiétante histoire à Pierre Blanche...
MessagePublié: 03 Fév 2017, 11:31 
Jour 22 kamarien fingelien 403 03:05
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscrit(e) le : 31 Jan 2017, 13:49
Message(s) : 6
PLOUF

Après avoir neutralisé perfidement le garde et berné les autres, la silhouette inquiétante se déroba à la lumière pour s'enfoncer dans le Palais. Toute vêtue de noire, elle tenait dans ses mains une dague courbée qui pointait dangereusement vers le sol. Le seigneur Luxin dormait à l'étage... Lentement, avec une précaution telle qu'on sait des plus grands tueurs, l'ombre s'avança, silencieuse comme la mort. Peut-être même qu'elle flottait ? Ce ne pouvait pas être une sorte d'homme, non... Rien de tout cela. On ne pouvait pas non plus voir ses yeux perfides cachés derrière un voile, mais le léger balancement de sa tête indiquait qu'elle parcourait la pièce du regard. La salle des banquets était morte de monde. De pâles chandelles éclairaient les plats qui s'additionnaient les uns aux autres. Arrivée au milieu de la pièce, elle saisit un calice doré posé sur quelques jambonneaux. L'instrument de sa vengeance... Elle y versa le contenu d'une grande fiole écarlate tout en respectant minutieusement les indications d'un vieux parchemin qu'elle avait en main... Et accompli le sombre rituel.

Puis elle se mis à rire, à rire, à rire, d'un rire triomphateur que tous ici connaissaient.

En entendant cela...

Gustave, trempé, recracha un nénuphar,

Salpis, d'autant plus effrayé, s'enfonça dans son plumard en gémissant,

Luxin, pionçant, n'entendit rien,

Balred et Peldont, trop occupés à jouer leur trente-quatrième partie (parce qu'il y avait eu un dé cassé lors de la finale) n'y prêtèrent pas attention,

Bugnonde, faisant grève, se refusa d'aller voir,

Et Ions, chevaleresque, fonça dans la salle des banquets, sa blanche lame au clair...

... Quand il arriva, la pièce s'illumina d'un sortilège inquiétant, et l'ombre disparu, laissant pour seules stigmates de son passage un message ensanglanté sur l'un des murs blafard... La coupe était-elle restée ?

à suivre...


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: La Coupe des Tas
MessagePublié: 03 Fév 2017, 23:19 
Jour 24 kamarien fingelien 403 02:36
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscrit(e) le : 06 Juin 2009, 10:38
Message(s) : 148
Localisation : Taverne.
La vengeance est un plat qui se mange froid.

Grimnir leva triomphalement la coupe vers le ciel de Trépont. Le nain grassouillet parcouru le parchemin du regard, pour bien vérifier qu’il avait suivi à la lettre les consignes du sortilège. Un parchemin apparemment truffé de fautes…

Citer:
Coup d’Etat : Le coup d’Etat est un renversement du pouvoir par une personne investie d’une autorité (…) imposé par surprise en utilisant la force.

Et notre grand érudiste lu phonétiquement "Coupe des Tas". Oui, c’était bien elle, oui ! Il la tenait ! Le calice qui trônait au plus haut sur un tas de bouffe. Il avait enfin pu faire sa Coupe des Tas. Comme précisé dans ce rituel. Et réclamer son dû !

Puis, il s’exprima en ces termes sur les ondes publiques, lisant ce qu’il avait écrit sur le mur de la salle des banquets :

- Sélut en plus, ceci est une Coupe des Tas. Eusse un renversement d’eul pouvoir d’eul chambellaniste par eul pieds porc’que Deskhart l’a assez chambellanisé comme ça et même que c’est un elfe et que c’est trop injuste et même que Cerf l’a assez attendu !

Et même qu’moi j’ai pas reçu ma cape d’ancien chambellantiste !

Ponctuant par un terrible, tragique, mais néanmoins vrai : en plus !

Dans un ricanement profond, Grimnir rejoignit son malheureux complice, un kultar nommé Tanatloc. C’était un écrivaillon que le nain avait enlevé il y a quelques heures. Enjoué, il lui décrivit son extraordinaire aventure.

- Maint’nant à toi d’écrire tout çê pôc’que c’était trop bien, hein.

Et le kultar trouva cette histoire nulle, mais tellement nulle, qu’il décida de rajouter des personnages à ce récit, de le rendre angoissant, inquiétant, terrible ! Histoire de donner un peu de piment à ce plat qui se mange froid. Et se venger de son infortune sur quelques pigeons en plein vol.

_________________
Et même qu'choué plus Chambellaniste

'pis Erudit d'eul Rouge
Co-Kazrik d'eul Chant euvec Hêrald
Ancien Al'pprenti d'Remir dans eul choses d'eul vie
Ancien Jugitiseur d'eul Nains, hein.


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages publiés depuis :  Trier par  
Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 7 messages ] 

Le fuseau horaire est UTC+1 heure [Heure d’été]


Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 2 invité(s)


Vous ne pouvez pas publier de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum

Recherche de:
Aller vers :  
Powered by phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduit par Maël Soucaze et Elglobo © phpBB.fr