Les Haut-Elfes

Coursier
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Les Haut-Elfes

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Taille moyenne : 1,77 m.
Espérance de vie : illimitée ?
Aptitudes traditionnelles : lien avec la nature, érudition.
Religion : ils croient en une divinité supérieure et en l'immortalité des âmes.

Relations amicales : D’jhis, Sauriens.
Relations neutres : Eldorians, Hommes Bleus, Kultars.
Relations tendues : Elfes Noirs, Galdurs, Nains, Sinans.

Bonus de peuple :
Un personnage Haut-Elfe débute le jeu avec le rang Initié dans les nexus Potion et Alchimie.




Les Haut-Elfes sont légèrement plus grands et plus sveltes que les Humains. Le teint est clair, le regard est vif et perçant, les oreilles sont allongées et sensibles aux moindres bruits, le pas est aussi rapide que léger. Inspirés par leur habitat forestier, les Haut-Elfes savent se prémunir des maladies et des poisons grâce aux nombreux remèdes extraits des plantes. Le temps semble sans effet sur les corps, si bien que donner un âge à un habitant des bois est une épreuve délicate pour un étranger. Les Haut-Elfes apprécient les vêtements d'une sobre élégance ainsi que les objets de goût. Lors des combats, ils revêtent des protections de cuir, portent des lames courtes, mais n'aiment pas s'encombrer de boucliers. À l'affut, dissimulés sous la couverture végétale, ils surprennent l'ennemi qui ose pénétrer leur domaine. Adeptes de la discrétion, soucieux de mimétisme, les gens du pays chevelu ne se laissent voir que de leurs invités.

Les Haut-Elfes sont si proches de la nature qu'ils paraissent communiquer avec elle. Auraient-ils pactisé avec l'ancestrale forêt du sud-ouest des Landes, offrant leurs services contre les secrets d'une éternelle jeunesse ? Nul parmi leurs contradicteurs jaloux n'en serait étonné. En tout cas, grâce à une longévité extraordinaire et à une méditation qui remplace le sommeil, les sylvestres accumulent un savoir sans pareil et se targuent d'enseigner leur sagesse au reste du monde. Cependant, en dépit de leurs larges connaissances, ils évitent certaines compétences qui leur répugnent. Ainsi, bien qu'ils possèdent quelques ateliers pour fabriquer de menus outils, les Haut-Elfes se méfient des mines obscures et des forges étouffantes. Ils préfèrent le commerce avec leurs voisins pour se fournir quelquefois en métal. En revanche, les Haut-Elfes sont passionnés par le cristal qui, mêlé au bois et au tissu, permet l'élaboration d'un lieu de vie translucide dans les cimes. Aériennes, presque invisibles tant elles s'entremêlent dans les arbres, les cités elfiques constituent un enchantement pour les sens.

Les populations des bois confient leur destinée collective aux plus âgés de leurs membres. Les familles se soumettent aux patriarches, les communautés obéissent aux gérontes, le peuple s'en remet au Grand Conseil composé de ses Trente Sages. Ce n'est que lorsqu'il se sent envahi par la lassitude qu'un ancien consent enfin à quitter son poste. Un tel monopole des charges par les plus vieux contribue à expliquer la proportion importante de Haut-Elfes au sein des aventuriers débarquant dans les îlots centraux. Heureusement, chacun parmi son groupe est libre de creuser son sillon et de changer de voie lorsque l'impatience guette. Si les plus jeunes sont généralement astreints à offrir leurs premiers fingeliens de vie active à l'extraction ou au martelage, ils peuvent ensuite décider d'une occupation pour eux plus agréables. Nombreuses sont les corporations susceptibles de révéler le talent d'un ébéniste, d'un apothicaire, d'un verrier, d'un cartographe ou d'un barde pour citer quelques arts et métiers assidument pratiqués.

Les Haut-Elfes vénèrent une puissance divine au nom intraduisible en langue commune. Faute d'une transcription satisfaisante malgré des siècles de dispute, les exégètes de la contrée verdoyante évoquent humblement l'Arrangeur ou le Tresseur dans leurs articles. Cette entité des origines, nommée commodément Ull'tuvar par la masse profane, organisa les éléments universels, bâtit un monde fertile et permit l'éclosion de la vie. De sa volonté surgirent neuf Tuvars, les enfants prodiges. Puis du cercle des neufs naquirent toutes les races connues. Pour qu'à leur tour elles puissent participer à la construction perpétuelle du monde et y aménager leur place, les lignées terrestres apprirent de leurs démiurges ces matières essentielles que sont la méditation et le chant, la science et la poésie. Une seule race, dont les oreilles lancéolées témoignent de la céleste bénédiction, maîtriserait en même temps ces quatre arts, si l'on en croit ses plus irritants représentants.

Les Haut-Elfes se gardent toutefois d'exciter outre-mesure leurs adversaires, car ils estiment qu'avec une fécondité déficiente, le nombre est largement en leur défaveur. Sortis de leur forêt, disposant de peu d'alliés déclarés, ils se savent vulnérables. Cette précarité face aux aléas marque les comportements. Ainsi la maternité est célébrée autant comme un don précieux que comme un heureux présage. Le nouvel arrivant est éduqué par un mentor et reçoit un nom temporaire jusqu'à sa majorité. La cérémonie du mariage est discrète, car l'union ne prend tout son sens qu'au moment où la femme tombe enceinte, promettant de la sorte une vie supplémentaire à sa communauté. En apparence, le jeune Elfe grandit hors de l'entourage familial et mûrit hors du cadre municipal. Ce n'est qu'à l'âge adulte, instruit et mature, qu'il choisit enfin son nom définitif, qu'il est compté comme membre de son lignage et comme citoyen de sa cité, qu'il participe activement aux festivités publiques. Parmi les célébrations orchestrées par les conseils locaux, la plus exubérante est sans conteste celle coïncidant avec le solstice d'été, quand le jour pousse la nuit dans ses ultimes retranchements. Les cadets se livrent à de fantasques cavalcades, banquettent à foison et badinent avec insouciance pendant que les ainés chantent la gloire de leurs héros d'autrefois et louent les vertus d'ancêtres réputés.

Les Haut-Elfes s'entendent bien avec les D'jhis, libres comme le vent et admirables dresseurs de chevaux. Ils apprécient aussi les Sauriens, ces gens qui discutent longuement de chaque action collective et recherchent en permanence le parfait consensus. Les Haut-Elfes plaignent les Hommes Bleus vivant dans un environnement désertique, mais respectent grandement leurs talents spirituels. Ils évitent les marais, craignant les étendues d'eau stagnante, même s'ils reconnaissent aux Kultars une authentique compréhension des faits naturels. Ils se tiennent à l'écart des Eldorians, grands cultivateurs des plaines, mais dont les actes manquent selon eux singulièrement de réflexion. Les Haut-Elfes se sont brouillés avec les Nains, malgré une antiquité vécue ensemble, depuis l'épisode mythique où un orgueilleux forestier osa couper la barbe d'un roi montagnard. Ils haïssent les valeurs des Sinans, à savoir le vol, l'assassinat et par-dessus tout la nécromancie qui insulte la nature. Ils refusent la compagnie des Galdurs, race impulsive et belliqueuse qui s'allie facilement aux Nains et aux Sinans.


Nains et Elfes

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